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    June 23

    Lexique

    A l'intention des nouveaux arrivants voici quelques sigles et expressions utilisés sur cet espace : 
     
    Acétonurie : Présence d'acétone dans les urines
     
    Acétonémie : Quantité d'acétone dans le sang.  
     
    ASG : Auto Surveillance Glycémique
     
    Basal : Quantité d'insuline couvrant les besoins de base
     
    Bolus : Quantité d'insuline injectée pour couvrir les besoins correspondant à un repas ou une collation
     
    BU : Bandelette urinaire. Permet de mesurer la glycosurie et l'acétonurie
     
    Correction : Insuline injectée pour faire descendre la glycémie lors d'une hyperglycémie.
     
    Dextro : Contrôle de la glycémie capillaire. Mesure de la glycémie par prélèvement d'une goutte de sang au bout du doigt ou sur des sites dits alternatifs (base du pouce, bras, etc.)
     
    Diabète de type 1 : Diabète insulino-dépendant.
     
    Diabète de type 2 : Diabète non insulino-dépendant. 
     
    Diabète de type 4 : "Pathologie" qui touche les proches d'un diabètique (plus souvent les mamans). C'est l'ensemble des comportements induits par l'inquiètude que l'on a pour un proche qui est diabétique. 
     
    DID : Diabétique Insulino Dépendant. Diabétique de type 1
     
    DIR : Diabétique Insulino Requérant. Diabétique de type 2 sous insuline.
     
    DNID : Diabétique Non Insulino Dépendant. Diabétique de type 2
     
    Fructosamine : Dosage sanguin qui équivaut à l'HbA1c mais seulement sur les quinze derniers jours
     
    Glucagon : Hormone antidote de l'insuline. Secrétée par les cellules alpha du pancréas  
     
    GlucaGen Kit : Glucagon en seringue qu'on injecte en cas de coma hypoglycémique
     
    Glycémie : Quantité de sucre dans le sang. Valeur exprimée en gramme par litre ou en mmol par litre. 1g/l de glucose est égal à 1/180 mole/l soit 5.5 mmol/l.  
     
    Glycosurie : Présence de sucre dans les urines
     
    HB ou HBA1C : Hémoglobine glyquée ou glycosylée. Dosage sanguin qui indique la moyenne des glycémies sur les trois derniers mois qui précèdent le prélèvement
     
    HGPO : Hyperglycémie provoquée
     
    HI : Hight. Mesure de la glycémie supérieure à 6g/l (pour la plupart des lecteurs)
     
    HS : Hypoglycémie Sévère (ou Hors Sujet, selon le contexte  :D )
     
    Hyper : Hyperglycémie
     
    Hypo : Hypoglycémie
     
    IG : Indice Glycémique
     
    ITF : InsulinoThérapie Fonctionnelle. Adaptation de la quantité d'insuline injectée aux aliments consommés, selon leur valeur glucidique et leur indice glycémique.
     
    KT : Cathéter
     
    Lo : Low. Mesure de la glycémie inférieure à 0,30 g/l, 0,20 g/l ou 0,10 g/l selon les lecteurs.
     
    Lune de miel : Période provisoire (de durée variable d'un did à l'autre, mais rarement plus de deux ans) pendant laquelle le pancréas de certains diabétiques de type 1 se remet à "fonctionner". Ceci arrive généralement très peu de temps après la découverte du diabète et la mise en place du traitement par insuline et se traduit par une réduction, plus ou moins importante selon les cas, des doses d'insuline par rapport à la prise en charge initiale, réduction qui peut exceptionnellement aller jusqu'à la suppression.  
     
    PDS : Prise de sang
     
    Normoglycémie : Glycémie... normale !
    A noter que la norme n'est pas la même pour tout le monde (ça aide ça  :heink: )
     
    Pompé ou Pompix : Diabétique utilisant une pompe à insuline
     
    PP : Post-Prandiale. Mesure de la glycémie environ deux heures après le repas.
     
    QS : Quick Set. Un type de cathéter.
     
    Sil-Serter : Appareil destiné à placer automatiquement un cathéter Silhouette.
     
    T1 : Diabétique Insulino Dépendant. Diabétique de Type 1
     
    T2 : Diabétique Non Insulino Dépendant. Diabétique de Type 2 
     

     
    Quelques préceptes que l'on doit à un "vétéran", diabétique depuis plus de 40 ans :
     
    " Un diabétique peut manger comme tout le monde,  
    Tout le monde devrait manger comme un diabétique"  
     
    "Les pompés sous ITF quittent la philosophie des piqures pour profiter de la philosophie d'Epicure."

    C'est quoi l'ITF ?

    Le but du traitement du diabète de type I (Diabète insulino-dépendant, DID) par l'insuline consiste à normaliser la glycémie, d'une part pour garantir un bien-être physique optimal et d'autre part pour éviter l'apparition de complications tardives. Pour atteindre cet objectif, l'insuline manquante doit être remplacée physiologiquement, c'est-à-dire en fonction des besoins, comme cela se produit chez les personnes non diabétiques. Les bases du calcul des besoins en insuline furent décrites dans les années soixante-dix. Ces connaissances, associées à l'autosurveillance glycémique, constituent les bases du développement d'une stratégie thérapeuthique selon le principe du remplacement fonctionnel de l'insuline, également appelé insulinothérapie fonctionnelle ou ITF.
     
    La première utilisation conséquente d'un tel concept thérapeutique fut réalisée par Richard K.Bernstein, médecin, ingénieur et diabétique lui-même. Il a testé sa méthode durant plusieurs années en coopération avec les médecins du centre de diabétologie de l'institut Albert Einstein et de l'hôpital Montefiore de New York. R.K.Bernstein a publié ses expériences en 1981 dans une monographie intitulée "Diabetes, the Glucograph method for normalizing blood sugar". 
      
    En Europe, cette approche fut d'abord développée à Vienne par W.Waldhäusl et K.Howorka qui élaborèrent des programmes d'éducation destinés aux spécialistes puis aux patients. Cet enseignement vise à remplacer l'insulinothérapie intensifiée et conventionnelle par une stratégie "fonctionnelle". *

    Principe de l'insulinothérapie fonctionnelle 

    L'ITF ne peut se pratiquer qu'avec un schéma du type basal/bolus qui permet le calcul séparé des besoins en insuline basale et en insuline prandiale.

    On appelle "insuline basale", la quantité d'insuline nécessaire à une bonne régulation du métabolisme en l'absence de tout repas. Quand le diabétique est sous injection l'insuline basale (aussi appelée "lente") est du type Lantus ou Levemir, les glycémies de la nuit reflète son "bon" dosage. Si le diabétique est sous pompe il est nécessaire de procéder à des jeûnes (totaux ou uniquement glucidiques chez le jeune enfant) pour régler les doses de basale.

    On appelle "insuline prandiale" ou "rapide", la quantité d'insuline nécessaire pour utiliser (transformer en énergie, ou stocker) les glucides provenant de la nourriture. La dose d'insuline (ou bolus) nécessaire pour les repas dépend essentiellement de la quantité de glucides contenus dans l'alimentation. L'insuline prandiale est injectée avant ou après les repas ou collations, sous forme d'insuline rapide (Humalog, Novorapid, etc.)

    En pratique, on va calculer précisemment quelle est la dose d'insuline nécessaire pour 10 g de glucides. Une fois ce ratio déterminé pour chacun des repas (les besoins varient fréquemment selon qu'il s'agit du petit déjeuner, du déjeuner ou du diner) il ne restera qu'à calculer la quantité de glucides de chaque repas et à injecter l'insuline en conséquence grâce à une banale règle de trois.

    C'est finalement très simple. Ca demande un peu de rigueur au départ le temps de calculer les ratios (ceux-ci doivent être réajustés régulièrement, les besoins changent quand l'enfant grandit.) Mais peu à peu on sait quelle est la quantité de glucides de tel ou tel aliment et la règle de trois devient un automatisme bien rodé. Même pour les nuls en maths comme moi

    Isabel

    Extrait de Diabtrends "Functional Insulin Treatment -Insulinotherapie fonctionnelle ou comment concilier le plaisir de vivre et les exigences d'un traitement moderne." 


    Pourquoi l'ITF ?

    Pendant de - trop nombreuses - années la déclaration d'un diabète de type 1 signifiait une mise au régime du diabétique. Il s'agissait de manger en fonction d'une dose d'insuline injectée, non plus à sa faim et/ou selon ses envies mais en suivant les prescriptions du médecin.
     
    Malheureusement cela se pratique encore presque partout. On évalue les besoins en insuline de l'enfant ou de l'adulte selon son âge, son poids, etc. et on prescrit en conséquence un nombre de glucides à ingérer par jour. Evidemment, on limite la quantité de lipides pour ne pas que le diabétique, sujet plus qu'un autre aux risques cardio-vasculaires, n'ait une alimentation trop riche en graisses.
     
    Bien sur, le calcul est logique puisque les besoins en insuline correspondent à l'alimentation correcte et équilibrée de l'individu.
    Bien sur, on peut évaluer les besoins MOYENS d'un enfant ou d'un adolescent en terme d'alimentation, mais cela sous-entend nier les variations d'appétit, cela supprime aussi une partie du plaisir de manger. Pas seulement parce que ça signifie bien souvent (selon les prescriptions des services hospitaliers) de supprimer quasiment tout aliment sucré en dehors d'un épisode d'hypoglycémie mais aussi parce que ça oblige à finir son assiette si l'on ne veut pas risquer l'hypo.
     
    Le danger est triple selon nous :
     
    - L'ambiance des repas peut vite devenir cauchemardesque : Il FAUT que l'enfant mange une certaine quantité de glucides pour ne pas risquer une hypo. Imaginons qu'il n'ait pas très faim ce jour là. L'angoisse des parents va les conduire à exercer une certaine pression sur leur enfant.
     
    --> On entre rapidement dans un cercle vicieux où l'alimentation devient un enjeu, un rapport de force.
     
    - Imaginons maintenant que les parents ne rentrent pas dans le rapport de force au moment du repas. Ils devront donner quelques minutes/heures plus tard un aliment sucré pour resucrer l'hypo qui survient.  
     
    --> On court le risque de dérégler complétement l'appétit d'un enfant et sa régulation naturelle. D'autant que les resucrages répétés sont un risque notable de prise de poids.
     
    - Au bout d'un certain nombre d'années de diabète, en plus des contraintes inhérentes au traitement (glycémies, injections...) se surajoutent les contraintes liées au "régime"  Pas question d'aller à l'anniversaire de la petite copine si c'est pour regarder les autres manger le gâteau, quelques bonbons ou une glace. Pas question de faire une sortie à la pizzeria avec les copains ou de faire suivre le ciné d'un petit tour au Mac'Do.
     
    --> L'alimentation devient un obstacle à la vie sociale. On aggrave le risque d'un "pétage de plombs" et donc d'un abandon total du traitement de son did par l'adolescent.
     
    S'il l'on reprend les bases : "Le but du traitement du diabète de type I (Diabète insulino-dépendant, DID) par l'insuline consiste à normaliser la glycémie. [...] Pour atteindre cet objectif, l'insuline manquante doit être remplacée physiologiquement, c'est-à-dire en fonction des besoins, comme cela se produit chez les personnes non diabétiques."
     
    Un enfant non diabétique qui mène une vie équilibrée, bouge comme tout enfant de son âge, s'alimente en fonction de son appétit, se voit proposer une nourriture variée et équilibrée et ne souffre pas de déréglement de l'appétit ne MANGE PAS tous les jours le même nombre de glucides !
     
    IL N'EST PAS PHYSIOLOGIQUE DE MANGER 100 OU 200 G DE
    FECULENTS ET 50 G DE PAIN A CHAQUE REPAS !!
     
    L'insulinothérapie fonctionnelle c'est le simple bon sens : On pallie aux défaillances du pancréas en injectant la quantité d'insuline qui correspond aux glucides ingérés. En prenant en compte, bien sur, l'activité physique du jour et la glycémie pré prandiale (avant le repas.) 
    Mais en premier lieu, c'est l'appétit et les besoins du moment qui dictent la dose d'insuline à injecter.
    Une alimentation équilibrée signifie respecter les besoins du corps. Elle n'exclue pas de manger des aliments sucrés, de ne pas manger de glucides si on en n'a pas envie, pourvu que l'équilibre se fasse d'un repas à l'autre sur la journée ou la semaine. En proposant des repas équilibrés à nos enfants, on leur inculque de bonnes habitudes. En respectant leur appétit, on leur permet d'être bien dans leur peau et à l'écoute de leurs vrais besoins. Pouvoir manger "comme tout le monde" (sous entendu comme ceux qui mangent équilibré) c'est un facteur important d'acceptation de la maladie. Ca l'est encore plus pour un enfant.
     
    Isabel
     

    Témoignage d'un stage d'ITF à l'hôpital de la Timône à Marseille

    Parce qu'au delà des arguments, rien ne vaut le vécu :

     

    « Cette semaine, nous étions à l'hôpital à La Timone, Camille et moi, pour un stage d'insulino- thérapie fonctionnelle.  C'était vraiment super.

      
    Nous étions 3 mamans de petits DID avec leurs enfants évidemment, tous en rapport d'âge.  Il y avait une petite fille de 6 ans et un petit garçon de 3 ans, et Camille qui a 4 ans et demi.
    Les enfants étaient pris en charge au jardin d'enfants pendant que nous étions en cours (2h le matin, 2h l'après-midi) avec les médecins, les infirmières et la diététicienne.
    Hospitalisation du lundi après-midi au vendredi après-midi.

     
    Le mardi, on leur a fait faire un jeûne glucidique (salade, jambon fromage et oeuf au petit déj, à 12h et à 16h) pour voir si les débits de bases de la pompe étaient bons et pour les régler le cas échéant. J'avais un peu peur de la réaction de Camille quand elle réaliserait qu'elle n'aurait pas droit à son lait et à son chocolat du matin. Du coup, nous avions décidé de faire petit déjeuner les enfants ensemble dans la salle des parents. Quelle ne fut pas ma surprise de voir ma fille inonder sa laitue de mayonnaise (celle pour les oeufs durs) et de manger toute sa barquette. Seul commentaire : trop cool de la mayonnaise avec la salade. Pourquoi c'est pas pareil à la maison ? (à 8h du matin.)


    Les enfants ont tenu comme ça jusqu'au repas du soir. Mais là, ils se sont jetés sur les compotes et sur les pâtes. Comme ils étaient jeunes, on ne leur a pas fait faire le jeûne jusqu'au lendemain matin, comme ils font avec les ados.


    Ensuite, on a testé chaque jour un repas de fête. Mercredi, les filles ont fait un gâteau au chocolat (au micro-onde, avec plein de vrai beurre et plein de vrai sucre) pendant que les mamans apprenait à compter les glucides qu'il contenait.

     

    Au goûter, on a mangé le gâteau tous ensemble. Camille en a pris 2 énormes parts et les glycémies qui ont suivi étaient OK (même un peu basses.)

    Le jeudi, je suis allée au McDo du coin avec une des mamans. Les petits nous avaient fait une liste et on avait ordre (par la diététicienne) de leur prendre tout ce qu'ils voulaient.
    Ma fille a mangé un cheeseburger, des nuggets, toute une portion de frites et la moitié d'un sundaes à la fraise. PP 0.95g !

     

    Enfin le vendredi matin, avant de partir, il fallait tester un petit déjeuner ultra sucré. Elle a mangé un pain au lait, du Nutella du... MIEL , une brique de lait chocolaté (alors qu'à la maison, elle a droit à une petite cuillère rase de Cankao (à l'aspartame). Je lui ai fait 3 fois plus d'insuline que d'habitude mais la matinée a été bonne.

     
    Camille était ravie par sa semaine. Elle s'est entendue comme larrons en foire avec les deux autres (surtout avec celle de 6 ans).  Elle s'est éclatée au jardin d'enfant de l'étage. Peinture, jeux, dessins, éducation musicale et même un spectacle de magie. Mieux que le Club Med. En plus, elle était contente de voir d'autres enfants à qui on faisait les dextros, à qui on faisait des bolus d'insuline et même des piqûres (l'autre petite fille était sous injection.)


    Moi, ça m'a fait un bien fou de passer 4 jours avec d'autres mamans. Le matin, on se soutenait si la nuit n'avait pas était bonne pour un des enfants. On savait exactement ce que ressentaient les 2 autres. D'un coup, je me suis sentie moins seule. Même si je suis très entourée et aidée, c'est par des personnes qui ne vivent pas les mêmes choses au quotidien. Et là, de se comprendre à demi mot, de craquer ou de rire des même choses et même du diabète de nos enfants, de trucs qui ne faisaient rire que nous, c'était trop bon. Je suis revenue gonflée à bloc. Avant d'aller là-bas, je me sentais au bord du gaz, je me demandais même si je n'allais pas reprendre rendez-vous avec la psy du service parce que je sentais que j'allais de plus en plus mal et que j'étais sur le point de décrocher. Aujourd'hui, je n'en éprouve plus le besoin. En plus, la mise en observation de Camille, le jeûne glucidique ont permis de trouver, a priori, les bons dosages et donc elle va beaucoup mieux.

     
    Tout ça pour dire que, si jamais vous êtes suivi à La Timone en pédiatrie, que vous recevez un jour une lettre vous demandant si vous êtes intéressée par un stage ITF, il faut dire OUIIII !   
     
    Merci à toute l'équipe, à toutes les infirmières pour leur soutien et leurs sourires, merci à la diététicienne (je n'aurais jamais cru qu'un jour, j'écrirais une phrase comme ça) merci évidemment au médecin qui suit Camille et qui est à l'origine du projet. Que de chemin parcouru grâce à elle depuis ce maudit 1er décembre 2004 où le ciel nous est tombé sur la tête....
     
    Nous voici reboostées ma fille et moi. Même si à la maison, maintenant, on mange moins bien qu'à l'hôpital (un comble !!!  ), j’ai pu voir ma fille, mon amour,  s'éclater à table. Je lui ai fait des bolus 3 fois plus gros que ceux que je lui faisais d'habitude...

     
    Voilà, j'ai fait un peu long, mais nous sommes rentrées hier soir et je voulais témoigner de cette semaine si riche et qui m'a apporté autant. Et pourtant, jusqu'au bout, j'espérais que ce stage serait annulé. J'avais dit OK pour le bien-être de ma fille, mais me retrouver bloquée à l'hôpital pendant une semaine me traumatisait, en bon type IV que je suis. (A ce propos, il a fallu que j'explique au médecin ce que c'était un type 4)

     

    COMPTE RENDU 2 MOIS APRES LE STAGE

     

    Suite au compte-rendu sur le stage ITF que nous avons fait Camille et moi à l'hôpital en octobre, voilà aujourd'hui le compte-rendu des 2 mois qui viennent de passer.
     
    Le bilan est globalement bon.
     
    Le nombre d'hypos a nettement baissé (14 en octobre, 11 en novembre contre 29 en septembre, 12 en août, 36 en juillet, 33 en juin...). En plus, ce sont pour la plupart des hypos comprises entres 0.5 et 0.6 alors qu'avant, il y en avait beaucoup en dessous de 0.4.
     
    Pour les hypers, c'est plus nuancé, mais j'ai eu des problèmes de KT, et aussi des problèmes de justesse de balance, ce qui a faussé les calculs de glucides et donc les calculs de bolus, d'où hypers. 
     
    Les avantages de la méthode (selon mon point de vue, cela n'engage que moi. Je n'ai pas encore revu le médecin de Camille pour faire un bilan avec elle.) :
     
    - Les repas sont moins conflictuels. Je ne suis plus obligée de restreindre (sauf dans les limites du raisonnable) ma fille et surtout, je ne suis plus obligée de la forcer à avaler ses féculents par plâtrées.
    Avant, je posais son assiette sur la balance et je remplissais jusqu'au poids autorisé, ni plus ni moins.

    Aujourd'hui, je prends son assiette, je lui demande combien elle veut de cuillères et je pèse ensuite.
    Résultat : pendant 2 semaines, elle s'est un peu lâchée. Aujourd'hui, elle a réduit pas mal ses doses et donc ses doses d'insuline (bolus) quotidiennes ont pas mal baissées.
    Le sentiment de frustration qu'elle pouvait éprouver au moment des repas a disparu.
    Disparu aussi la possibilité de faire pression sur moi en refusant de manger. Vu que je lui fais son bolus après le repas.  
     
    - Un jour, elle est rentrée épuisée de l'école et s'est endormie sur le canapé vers 17h. A 20h, je la réveille pour la faire manger et elle me répond qu'elle a trop sommeil, pas faim et qu'elle veut se coucher. Pas de problème. Le basal ayant été bien réglé pendant le stage, elle a passé une nuit de rêve et... moi aussi.    
     
    - Elle fait moins d'hypos, moins le yoyo quand ses KT ne jouent pas à se couder. Elle est donc moins fatiguée. Elle a moins manqué l'école en 2 mois que durant le mois de septembre. Et quand elle l'a fait, c'était uniquement dû à des problèmes techniques (genre, elle avait déconnecté son KT, me l'a dit après le bolus du petit déj mais ne savait plus si c'était avant ou après.  
     
    - Le gâteau au chocolat que nous avons fait l'autre jour pour nous remonter le moral a été apprécié et suivi par une nuit sans heurts, avec des glycémies quasi-idéales. A tel point qu'elle en a remangé pour le petit déj’, vu qu'il en restait.
      
    Donc, un petit mot sur les inconvénients :
     
    - En bon type 4* que je suis, cela m'a donné les moyens de viser la quasi-perfection et je suis incapable d'aller me coucher si la glycémie pp du soir est un peu trop haute. Alors, j'attends 2h de plus pour corriger le cas échéant. Et donc, par période, mes nuits sont relativement courtes. Je sais d'ailleurs que le médecin va me faire la morale 
     
    - Les repas sont devenus un peu scientifiques, tant au niveau de la préparation, si je sors des plats tout simples, qu'au niveau des repas proprement dits. J'ai mon cahier, ma calculette, la balance... Inconvénient majeur, je mange souvent froid 
     
    - Même en me creusant la cervelle, je ne vois pas d'autres inconvénients.
     
    J'espère que ce (long) témoignage pourra servir à motiver les médecins des enfants sous pompes (voire ceux pour les adultes). Perso, je vois vraiment un avant l'ITF et un après. Pour moi, c'est un progrès au moins aussi important que le passage à la pompe"

    *Voir le Lexique

     

    June 22

    Le petit livre, si grand !

    Il existe un outil très utile pour pratiquer l'ITF qui répertorie un grand nombre d'aliments ainsi que des produits du commerce avec leur quantité de glucides. Une vraie mine d'informations.
     
    "Le petit livre de la minceur" de J.P. Blanc. First Editions.
     
    Un tout petit livre qui tient aisément dans une poche ou le sac à main de maman. Prix moyen constaté : 2,95 €

    Les glucides dans quelques aliments

    On trouve 10g de glucides dans :

    • Pain et autres
      • 20g de pain (la moitié du poids c’est des glucides !)
      • 15g de biscottes ou de pain grillé
      • 25g de brioche
      • 20g de croissant ou de pain au chocolat
      • 15g de corn flakes, flocons d’avoine, farine
      • 13g de maïzena
    • Féculents (cuits !)
      • 100g de macédoine de légumes
      • 80g de petits pois, flageolets
      • 60g de purée ou de lentilles
      • 50g de pâtes, riz, semoule, blé, maïs, haricots blancs, pois chiche
      • 50g de pomme de terre vapeur, dauphine, noisette, gratin dauphinois
      • 40g de pommes de terre sautées
      • 25g de frites
      • 20g de chips
    • Plats cuisinés
      • 120g de quenelles
      • 80g de raviolis
      • 75g de cannellonis, lasagne
      • 50g de pizza, quiche, crêpe salée, nem, raviolis chinois, friand à la viande
      • 45g de croque monsieur
      • 35g de friand au fromage
      • 30g de beignet aux crevettes, hot dog, acras de morue
    • Biscuits, pâtisseries et autres
      • 50g de crêpes
      • 40g de glace ou sorbet
      • 30g de mille feuille, tartelette, éclair
      • 25g de gaufre, baba au rhum
      • 20g de tarte au citron meringuée, biscuits apéro, gâteau à la frangipane, chocolat
      • 15g de petit beurre (1 et demi), confiture
      • 10g de sucre (facile), bonbon, miel
    • Produits laitiers
      • 200ml de lait
      • 60g de crème brûlée
      • 40g de crème caramel
      • 30g de clafoutis

    On trouve 15g de glucides dans :

    • Fruits
      • 120g de compote de pommes sans sucre maison
      • 100-120g de cerises, figues, banane, raisin
      • 120-160g de pêche, brugnon, prune
      • 180-200g de kumquat, mangue, litchis, pomme cannelle
      • 150-190g de poire, abricots, pomme, kiwi, myrtilles
      • 220-240g d’orange, pamplemousse, framboise, fraise, mandarine, ananas
      • 250-300g de mûre
      • 300-350g de melon
      • 350-370g de goyave
      • 380-400g de fruits de la passion
    • Jus de fruits frais
      • 120ml de jus de mangue, fruits de la passion, canne à sucre, grenade
      • 150ml de jus d’orange
      • 300ml de lait ou eau de coco

    La méthode de Juju

    Voici comment Florence et moi avons appris l'ITF,

    grâce au reseau internet des diabétiques,

    avec Juju comme super coach !

     

    « Je commence donc ce petit cours qui vous verrez sera simple mais vous permettra de manger suivant vos envies sans aucune frustration (enfin attention tout de même aux kilos.)


    On va faire cela en plusieurs étapes :

    Ø       Trouver les bonnes doses d'insuline basale

    Ø       Apprendre à compter les glucides et les lipides

    Ø       Trouver les bons bolus pour les repas

    Ø       Trouver les bons bolus de correction (le test du gâteau)

    Ø       Comment adapter au quotidien (repas particuliers : chinois, raclette ... ou bien sortie restau, repas de famille ...)


    Finalement c'est vite fait mais si personne ne nous l'explique on n'ose pas trop le faire ;


    Le mieux sera d'avancer ensemble, dès que tout le monde a finit une étape on passe à la suivante, histoire de ne laisser personne à la traîne.

     

     

    Etape 1 : Trouver les bonnes doses d'insuline basale (basal sous pompe, dose de Lantus ou de Levemir pour les piqués.)


    On va toujours commencer par la théorie (qui est, pour moi, loin de la réalité mais bon, on ne sait jamais.) Donc, en théorie, la dose d'insuline basale doit être environ 40% de la dose totale journalière mais attention sans dépasser 0.4U/kg. Cette dose mesurée sur plusieurs services de diabéto est en pratique d'environ 0.24U/kg.


    En pratique comment fait-on ? Une insuline basale bien dosée est une insuline qui permet de garder stable la glycémie en dehors des repas (cette insuline couvre les besoins du métabolisme de chacun) : on va dire rester entre 0.8 et 1.2 mais pour les perfectionnistes c'est à 1g/l tout le temps.

    Pour savoir si l'insuline basale est bien dosée il faut faire un jeûne, la plupart des services de diabeto préconisent un jeûne de 36h avec vérification des glycémies toutes les 2h (même en ambulatoire.) Vous pouvez le faire, rien ne vous en empêche ... mais bon on peut réussir sans jeûner aussi longtemps je pense (c'est peut être plus étalé dans le temps mais bien moins désagréable.)

    Pour vérifier mon basal sous pompe quand je vois que ça commence à bouger je fais soit un jeûne partiel (je saute un repas) soit un jeûne glucidique (je ne mange que de la viande en évitant des trucs trop gras qui pourraient influencer) et je contrôle ma glycémie toutes les heures. Je fais un jour la matinée, un autre l'après midi et encore un autre la soirée et la nuit (la nuit toutes les 2 ou 3h) pour que ce ne soit pas trop contraignant.

    Sous Lantus ou Levemir c'est un peu différent car on ne peut pas autant agir sur le basal, mais du coup les réglages sont plus faciles. Pour la Lantus il faut que la nuit soit stable (car aucune autre insuline n'agit alors que la journée on peut corriger le tir s'il faut) donc un contrôle en pp le soir puis un ou deux contrôles nocturnes et une glycémie au réveil suffisent pour vérifier la stabilité. Sous Levémir, c'est identique à la Lantus pour la dose du soir, par contre pour la journée ... un petit jeûne sur le matin avec contrôle toutes les heures ou 2h et/ou le lendemain jeûne sur le midi et contrôles réguliers permettront de vérifier.

    Voilà l'étape 1 est écrite, reste à faire la pratique ! Je vous conseille de faire ces contrôles et jeûnes les jours où l'activité est la même qu'un autre jour mais sans sport de préférence (enfin sauf si c'est tous les jours
    ).

     

     

     

    Etape 2 : Apprendre à compter les glucides et les lipides


    Avant tout, qui sait faire ? (en grammes, pas à la louche.)  

    Se référer pour une liste non exhaustive de la quantité de glucides par aliment au dossier "Outils" 

    Pour l'ITF j'ai oublié de vous le dire mais la balance au moins au début est indispensable ...

    Je ne peux pas apprendre pour vous mais je vais vous faire des exos
    1er exo : Comptez les glucides de votre petit déj', donnez la liste complète des aliments avec les poids totaux pour qu'on puisse recompter ensemble !

     

    Un petit exercice de maths en plus :

    Calculer la quantité de glucides de ce repas (et mettre la quantité de lipides en estimant : -, +, ++ ou +++) :

    Repas 1 :       Pates carbo (crème, oeuf, lardons) : 225g de pâtes cuites

    Haricots verts : 110g

    Une tomate en entrée avec un filet d'huile d'olive

    Un yaourt Taillefine chocolat (15g de glucides)

    Repas 2 :       5 biscottes beurrées

    Un bol de chocolat au lait (300mL de lait, 10g de kancao)

    Une barre de chocolat aux noisettes (poids 30g)

     

    Repas 3 :       Une salade de tomates/concombres
    45g de pain
    Un verre de jus d'orange 200mL

     

    De plus, ce serait bien de faire pareil avec vos prochains repas (chacun choisit une journée et note tout ce qu'il ou elle mange pour ensuite le transcrire et calculer glucides et lipides.) Dès que les glucides sont à peu près intégrés on calculera les ratios pour mettre en pratique.

     

    Etape 3 : Trouver les ratios glucides/insuline pour les différents repas

    Retour de la théorie (il ne faut pas l'oublier, les diabetos eux ne l'oublient pas) : en théorie donc, il faut 2U pour 10g de glucides le matin, 1U pour 10g le midi et 1.5U pour 10g le soir ... une autre théorie dit juste que s'il faut 1 le matin il en faudra la moitie le midi et 0.75 le soir (donc la même chose mais en permettant d'adapter un peu !) La théorie dit aussi que les besoins prandiaux sont d'environ 0.6-0.8U/kg.


    Maintenant la pratique chez moi (qui suis un peu E.T. pour les diabetos mais bon) ... lors de mon passage sous pompe et les mois suivants : matin 1U pour 4g, midi 1U pour 6 ou 7g et soir 1U pour 7g. A ce jour sous glucophage matin et midi 1U pour 5g la matin, 8g le midi et 6g tout le temps. Ce qui fait quand je mange 50g de glucides par repas 0.4U/kg ...


    Reste à calculer pour vous en pesant chaque repas et en trouvant la dose qui permet d'obtenir en pp la même glycémie ou presque qu'en pré-prandiale (le "presque" varie suivant le diabétique, chez moi je vise une pré-prandiale autour de 1g et la pp à 1.2g car après ça reste stable puisque l'on a stabilisé ensemble le basal à l'étape 1.)


    Une fois les ratios trouvés, reste à les tester avec des repas plus ou moins importants et ensuite avec des repas typiquement galère : mac do, chinois, raclette qui vont nécessiter plus d'insuline pour certains à cause du gras (mais là il n'y a pas vraiment de règle, cela dépend de chacun.)

     

    Etape 4 : Test du gâteau ou comment savoir de combien ou monte avec une quantité calculée de glucides ou comment ou descend avec une quantité d'insuline


    Reprenons donc un peu la théorie : avec 20g de glucides on monte de 0.8g/l environ pour une personne de 60kg. La théorie dit aussi que pour connaître la dose d'insuline de correction il faut faire le calcul suivant : 1U d'insuline rapide fait descendre de (1700/dose totale d'insuline.)


    En pratique, 20g de glucides me fait monter 0.6g/l (mais je dois vous avouez que je n'ai jamais calculé vraiment c'est plus l'habitude) et 1U de Novorapid me fait descendre de 0.34g/l (comme le dit la théorie pour une fois.)


    Attention cependant car ces calculs peuvent varier en fonction de la journée et si c'est le cas il faut refaire le test avec le même aliment le matin l'après midi et le soir.


    Je vous conseille de faire le test avec de la glace par exemple ou un éclair au chocolat ou tout autre truc qui vous fait plaisir mais qui n'est pas trop gras ! Le gras fausserait les calculs. Par contre il faut que ce soit un aliment dont la quantité de glucides est connue presque au gramme près.

    Le test en lui même est simple : on mange l'aliment test à un moment ou aucun bolus n'agit plus et ou la glycémie de départ est bonne (entre 1g et 1.5g), et 2h après on regarde la glycémie (on pourra ainsi calculer de combien on monte en fonction de la quantité de glucides). On va également pouvoir vérifier le temps de digestion de l'aliment. Puis on fait un bolus de correction pour obtenir la même glycémie qu'avant le test et 2 ou 3h après on contrôle de nouveau la glycémie. Ainsi on sait comment agit la correction et on pourra la calculer au plus juste.


    Il ne reste qu'à passer à la boulangerie (encore attention au gras !), et n'oubliez pas le « Petit livre de la minceur » (voir le dossier "Outils") et la balance qui vont être indispensables pour calculer les glucides. »

     

     

    Attention ! Cette méthode est adaptée pour les adultes. Pour les enfants, un apprentissage en stage à l'hôpital est plus sûr.

     

    Un immense merci à Juju qui nous autorise à publier sa méthode et qui nous a tant aidé lors de nos premiers pas pour l'ITF

     

    June 20

    Bienvenue !

    Bienvenue sur l'espace
    de l'Association Did'J 21 !
     
     Nous vous souhaitons la bienvenue sur cet espace et vous invitons à y laisser des commentaires afin de nous permettre d'ajouter ou de préciser ce qui manque.
     
    Si vous habitez la Côte d'Or (ou un département limitrophe), que l'un de vos enfants est diabétique insulino-dépendant vous pouvez prendre contact par le biais d'un mail. Nous vous répondrons toujours. Vous pouvez aussi rejoindre l'association (Voir : "En pratique" dans le dossier "Présentations")
     
    Bonne visite et à très bientôt !
     
    Isabel et Florence
     
     
    June 19

    Extrait des statuts

    Association loi 1901, extrait des statuts :
    Cette association a pour objet l'entraide des familles d'enfants et de jeunes diabétiques insulino-dépendants du département de la Côte d'Or.  Ses membres fondateurs et adhérents proposeront leur assistance morale lors de la découverte d'un diabète de type 1 (insulino-dépendant) ainsi que dans la gestion du quotidien du jeune diabétique, par le partage de leur expérience et de temps d'écoute et de parole.
    Elle a vocation de soutien et d'aide auprès des familles en se faisant le relais des informations en matière de prise en charge du diabète et de mieux  vivre au quotidien et en portant à la connaissance des autorités compétentes les demandes et besoins des jeunes diabétiques et de leur famille.

    Pourquoi une association ?

    Pourquoi une association ?
     
    Did'J 21 est née d'une envie, celle de partager, d'aider et de soutenir des familles concernées par le did.
    Parce qu'un jour, d'autres l'ont fait pour nous. Et ce jour où nous avons rencontré d'autres parents de jeunes diabétiques, d'autres diabétiques, nous avons commencé à aller beaucoup mieux, à regarder l'avenir avec plus de confiance, à envisager le quotidien avec moins de stress. Ils nous ont fait découvrir quelques outils merveilleux, tels que l'insulino-thérapie fonctionnelle, nous ont aidé les jours de blues, nous ont ouvert des pistes dans les périodes de cafouillis glycémiques grâce à leur expérience, nous ont rassuré et épaulé. Au  delà du réconfort de se sentir moins seuls face à la maladie il y a eu ce constat infiniment rassurant : D'autres vivent depuis de nombreuses années avec un diabète insulino-dépendant et ils vivent très bien ! Plus tout à fait comme avant, certes, mais presque.
     
    Un diabète équilibré permet à l'enfant de se sentir bien.  Un bon équilibre limite les risques de complications.
    Cela demande une attention constante, quotidienne. C'est parfois très dur, souvent décourageant,
    épuisant même par moment... Pour eux bien sur, mais pour nous aussi. Pour les aider au mieux, pour retrouver des forces quand on se sent submergé, pour exprimer notre ras-le-bol, nos angoisses, nos peurs mais aussi partager nos trucs, astuces et découvertes...
     
    Parce qu'ensemble nous sommes plus solides...

    N'hésitez pas à nous passer un coup de fil ou à nous envoyer un mail, nous vous répondrons toujours.
    Des rencontres à thème (ou sans thème d'ailleurs !)  seront organisées en fonction des envies et des besoins.

    Membres fondateurs

    Petite présentation des membres fondateurs
     
    Isabel, présidente. Maman de Thibaud, né en octobre 1992. Diabète découvert fin avril 2005. Sous injections de Lantus et NovoRapid, Thibaud ne veut pas entendre parler de la pompe à insuline, entre deux mesures de sa glycémie il dit qu'il "oublie" qu'il est did. Bien dans ses baskets, heureux dans ses crampons (il fait du rugby) il vit très bien avec le diabète. Malgré des épisodes chaotiques (merci les hormones !) son did est plutôt équilibré et il croque la vie à pleines dents comme tous les ados de son âge.
    Depuis début juin 2008, Thibaud a décidé de "passer" sous pompe à insuline. Notamment pour des problèmes de diffusion de l'insuline et pour maîtriser le phénomène de l'aube (montée des glycémies au petit matin sous l'afflux d'hormones hyperglycémiantes)
     
    Florence, trésorière. Maman de Manon, née en mars 1993. Diabète découvert en septembre 2000. Sous pompe à insuline depuis août 2005 avec NovoRapid. La demoiselle est enchantée de sa pompe,
    grâce à elle, Manon dit qu'elle "oublie" qu'elle est did. Enthousiaste et pleine de vie elle a un sourire à faire fondre la banquise. Chahuté  parfois par les hormones (encore elles !), son did est néanmoins équilibré.
     
    Attention ! Ce n'est pas parce que nos enfants "oublient" qu'ils sont diabétiques, qu'ils ont une mémoire de poisson rouge, ça signifie plutôt, selon nous, qu'ils ont accepté leur maladie. Elle fait partie intégrante de leur vie, ils savent composer avec les contraintes et précautions qu'elle impose mais ils demeurent avant tout des enfants avant d'être diabétiques insulino-dépendants.

    En pratique

    En pratique
     
    Pour avoir nos coordonnées téléphoniques, merci de nous joindre par mail :  didj21@hotmail.fr
     
    Pour des raisons évidentes de sécurité nous préférons ne pas divulguer notre numéro de téléphone sur un blog accessible à tous. 
     
    Pour contribuer aux - modestes - frais de fonctionnement de l'association une cotisation de 7 € est demandée pour l'année 2009. Le bulletin d'adhésion est disponible sur simple demande par mail.