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6月23日 Pourquoi l'ITF ?Pendant de - trop nombreuses - années la déclaration d'un diabète de type 1 signifiait une mise au régime du diabétique. Il s'agissait de manger en fonction d'une dose d'insuline injectée, non plus à sa faim et/ou selon ses envies mais en suivant les prescriptions du médecin.
Malheureusement cela se pratique encore presque partout. On évalue les besoins en insuline de l'enfant ou de l'adulte selon son âge, son poids, etc. et on prescrit en conséquence un nombre de glucides à ingérer par jour. Evidemment, on limite la quantité de lipides pour ne pas que le diabétique, sujet plus qu'un autre aux risques cardio-vasculaires, n'ait une alimentation trop riche en graisses.
Bien sur, le calcul est logique puisque les besoins en insuline correspondent à l'alimentation correcte et équilibrée de l'individu.
Bien sur, on peut évaluer les besoins MOYENS d'un enfant ou d'un adolescent en terme d'alimentation, mais cela sous-entend nier les variations d'appétit, cela supprime aussi une partie du plaisir de manger. Pas seulement parce que ça signifie bien souvent (selon les prescriptions des services hospitaliers) de supprimer quasiment tout aliment sucré en dehors d'un épisode d'hypoglycémie mais aussi parce que ça oblige à finir son assiette si l'on ne veut pas risquer l'hypo.
Le danger est triple selon nous :
- L'ambiance des repas peut vite devenir cauchemardesque : Il FAUT que l'enfant mange une certaine quantité de glucides pour ne pas risquer une hypo. Imaginons qu'il n'ait pas très faim ce jour là. L'angoisse des parents va les conduire à exercer une certaine pression sur leur enfant.
--> On entre rapidement dans un cercle vicieux où l'alimentation devient un enjeu, un rapport de force.
- Imaginons maintenant que les parents ne rentrent pas dans le rapport de force au moment du repas. Ils devront donner quelques minutes/heures plus tard un aliment sucré pour resucrer l'hypo qui survient.
--> On court le risque de dérégler complétement l'appétit d'un enfant et sa régulation naturelle. D'autant que les resucrages répétés sont un risque notable de prise de poids.
- Au bout d'un certain nombre d'années de diabète, en plus des contraintes inhérentes au traitement (glycémies, injections...) se surajoutent les contraintes liées au "régime" Pas question d'aller à l'anniversaire de la petite copine si c'est pour regarder les autres manger le gâteau, quelques bonbons ou une glace. Pas question de faire une sortie à la pizzeria avec les copains ou de faire suivre le ciné d'un petit tour au Mac'Do.
--> L'alimentation devient un obstacle à la vie sociale. On aggrave le risque d'un "pétage de plombs" et donc d'un abandon total du traitement de son did par l'adolescent.
S'il l'on reprend les bases : "Le but du traitement du diabète de type I (Diabète insulino-dépendant, DID) par l'insuline consiste à normaliser la glycémie. [...] Pour atteindre cet objectif, l'insuline manquante doit être remplacée physiologiquement, c'est-à-dire en fonction des besoins, comme cela se produit chez les personnes non diabétiques."
Un enfant non diabétique qui mène une vie équilibrée, bouge comme tout enfant de son âge, s'alimente en fonction de son appétit, se voit proposer une nourriture variée et équilibrée et ne souffre pas de déréglement de l'appétit ne MANGE PAS tous les jours le même nombre de glucides !
IL N'EST PAS PHYSIOLOGIQUE DE MANGER 100 OU 200 G DE
FECULENTS ET 50 G DE PAIN A CHAQUE REPAS !!
L'insulinothérapie fonctionnelle c'est le simple bon sens : On pallie aux défaillances du pancréas en injectant la quantité d'insuline qui correspond aux glucides ingérés. En prenant en compte, bien sur, l'activité physique du jour et la glycémie pré prandiale (avant le repas.)
Mais en premier lieu, c'est l'appétit et les besoins du moment qui dictent la dose d'insuline à injecter.
Une alimentation équilibrée signifie respecter les besoins du corps. Elle n'exclue pas de manger des aliments sucrés, de ne pas manger de glucides si on en n'a pas envie, pourvu que l'équilibre se fasse d'un repas à l'autre sur la journée ou la semaine. En proposant des repas équilibrés à nos enfants, on leur inculque de bonnes habitudes. En respectant leur appétit, on leur permet d'être bien dans leur peau et à l'écoute de leurs vrais besoins. Pouvoir manger "comme tout le monde" (sous entendu comme ceux qui mangent équilibré) c'est un facteur important d'acceptation de la maladie. Ca l'est encore plus pour un enfant.
Isabel
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